
Pourquoi se souvenir n’est pas une preuve
« Je m’en souviens. »
Cette phrase rassure. Elle ressemble presque à une preuve.
Mais lorsque le doute apparaît, elle ne suffit souvent pas.
Les souvenirs paraissent fiables
Ils s’accompagnent d’images et de sensations. Cela crée un sentiment de certitude.
Les souvenirs ne sont pas des enregistrements
Le cerveau ne stocke pas des vidéos.
- des fragments visuels
- des émotions
- des hypothèses
Chaque souvenir est reconstruit.
Le doute fragilise la mémoire
Il ne remet pas l’action en cause, mais la fiabilité du souvenir.
Réfléchir davantage augmente l’incertitude
Plus on tente de se souvenir, plus le doute grandit.
La logique ne suffit pas
Le doute ne réagit pas à la logique, mais à l’incertitude.
Savoir n’est pas être certain
Le savoir repose sur la probabilité. La certitude exige une preuve.
Voir met fin au doute
Une image ne discute pas.
« Voilà comment c’était. »